Quatre professionnels à la pointe des technologies


 

La traçabilité à 100%




Première illustration, avec le groupe international UPM spécialisé à près de 70% de son chiffre d’affaires dans la production de papiers magazines, de papiers journaux, de papiers fins et spéciaux. « Nous disposons d’un parc de machines de technologie de pointe qui nous permet d’assurer des coûts optimisés et fiabilité des livraisons, explique Geoffroy de Montmarin. Surtout, UPM vise à opérer dans un cadre durable sur les plans économique, éthique, social et, de façon très tangible, environnemental, en intégrant à tous les niveaux de la chaîne la notion de ˝développement durable˝. »
Le groupe s'est en effet engagé à pratiquer une gestion forestière maîtrisée, l’objectif étant d’utiliser les meilleures pratiques pour minimiser l'impact des opérations sur le sol, les eaux, l'air, la biodiversité, le paysage et les riverains dans une parfaite traçabilité d’approvisionnement. « UPM contrôle ainsi l'origine du bois qu'il utilise (Finlande, Pays-Baltes, Russie, etc) et s'assure qu'il est légal, en soutenant la promotion des systèmes de certification crédibles tels le FSC et le PEFC », assure Geoffroy de Montmarin.
C’est pourquoi le groupe utilise à la fois des fibres primaires, le bois étant une ressource naturelle renouvelable, recyclable et réutilisable, et des fibres recyclées, l'utilisation de papiers de récupération permettant de réduire les déchets mis en décharge, d’augmenter l’efficacité énergétique et de sensibiliser par là même au recyclage.


L’atout label

Deuxième exemple, avec le groupe international Fedrigoni, l’unique producteur sur le marché français qui offre un service de distribution intégré grâce, notamment, à une équipe de conseil et de vente dédiée à tous les intervenants de la chaîne graphique et à un site de stockage de quelque 800 tonnes de papier à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). « Il faut garder constamment à l’esprit les attentes des entreprises et des agences, insiste sa directrice des ventes Ile-de-France, Séverine Calmus, à savoir concilier les aspects esthétiques et écologiques, crédibiliser leur approche et respecter leur budget. »
La réponse de Fedrigoni ? Des papiers spéciaux écolabellisé. Cette certification délivrée par l’Union européenne qu’est l’écolabel garantit la qualité écologique d’un papier, soit son faible impact sur l’écologie pendant toute sa durée de vie. Le papier peut également être identifié par la marque FSC (Forest Stewardship Council). C’est-à-dire qu’il provient de forêts gérées correctement, de façon soutenable et responsable selon de rigoureux standards qui tiennent compte des aspects environnementaux, sociaux et économiques où se trouve la forêt d’origine. Sans oublier les propres pratiques environnementales de l’imprimeur. « D’où de nombreux partenariats commerciaux avec ceux qui ont reçu le label « Imprim’vert », comme Point 44, utilisant de plus en plus de papier recyclé, dont le prix a fortement chuté en quelques années, ainsi que des encres à base végétale et non plus minérale », poursuit Séverine Calmus.
Fedrigoni revendique ainsi la gamme écologique la plus large du marché couvrant la totalité des applications, avec même certains papiers parfumés !



L’esprit création



Troisième proposition, avec le premier fabricant mondial de papiers techniques et de création, ArjoWiggins. « La création de nouvelles gammes par les équipes R&D reste l’une des principales préoccupations d’ArjoWiggins, affirme Marie-Astrid Forget, responsable communication. Ce qui nous a permis d’assurer, par exemple, la fabrication de papiers aussi techniques que ceux des billets de banque, des passeports biométriques, de l’emballage médicalisé, des recouvrements type faux cuirs etc, grâce à des procédés innovants de traitement de surface permettant un rendu d’impression exceptionnel. ». Dans les textures, les surfaces et les couleurs, le choix est vaste, du blanc au bleu pastel ou au rose bonbon, de l’irridescent au métallisé en passant par le transparent, le filigrané, le lisse ou le vergé.
« Il faut choisir un support parfaitement adapté à son usage, qu’il s’agisse de communication institutionnelle (rapports annuels, dossiers de presse, brochures), de communication commerciale (invitations, cartes de voeux, mailings, books, éditions publicitaires et évènementielles) ou de papeterie d’entreprise (têtes de lettre, cartes de visite et de compliment, plaquettes) », souligne Marie-Astrid Forget.
Là encore, ArjoWiggins s’est fixé pour objectif de réduire l’impact de ses activités sur l’environnement au niveau le plus bas possible raisonnablement atteignable, en mettant en place une Charte Environnement mentionnant ses engagements au niveau de la prévention de la pollution et de l’amélioration continue de ses performances environnementales. Elle privilégie ainsi désormais le bateau plutôt que le camion pour le transport.


 
Le réflexe du recyclage



Quatrième et dernier cas concret, avec le distributeur français Malmenayde. « Le rôle du distributeur est de sélectionner différentes gammes de papiers auprès de nombreux partenaires pour vous conseiller en vous présentant des références stockées en quantités importantes », précise Christian Spiteri, responsable technique.
Malmenayde possède ainsi un service fabrication, s’appuyant sur une parfaite connaissance de la production des papiers et de la chaîne graphique, qui travaille en partenariat avec plus de 100 fabricants mondiaux, et un service technique, équipé d’un matériel de pointe, pour travailler en amont des projets des clients en analysant des produits, des études comparatives et des expertises techniques de façon à contribuer à l’optimisation des choix papetiers. L’entreprise s’est également équipée d’un échantillonneur Kardex contenant 400 références en grands formats, pour que chacun puisse concevoir ses maquettes avec des papiers écologiques.
La coopération industrielle de deux sites de production situés en France, l’un fabricant de pâte recyclée et l’autre produisant le papier, a ainsi donné naissance au premier support commercialisé par Malmenayde alliant défense absolue de l’environnement et très haut niveau de blancheur, le papier Era (Environmental Responsible Approach). « Une évolution décisive ouvrant un très vaste champ d’utilisation et de création », signale Christian Spiteri. Dans sa démarche éco-responsable, Malmenayde complète également son dispositif avec l’arrivée du premier couché, véritablement demi-mat, de sa gamme de produits 100 % recyclés, non blanchis et sans aucun traitement chimique.

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